Paperblog

mercredi 26 juillet 2017

Rihanna chez Macron : Work,work, work, work

Booty shake à l'Elysée ? 
Emmanuel Macron a bien de la chance: Il réalise tous nos rêves les plus fous. C’est comme s’il avait une « liste de mes envies », comme dans le roman.
Après serrer la main de Schwarzenegger, plonger dans un sous-marin, se faire hélitreuiller par la marine, s’habiller en aviateur, dîner avec Stéphane Bern ou Line Renault, sans oublier, c’est the cherry on the cake – se faire élire Président et gagner les législatives, il s’offre maintenant un tête à tête avec « RiRi », Rihanna, la sublime barbadienne. Quoi ? Vous faîtes la moue, vous préférez Shakira ou Beyonce ? Vous préférez la rencontre avec Bono ?
Psssiii. Avez-vous vu Rihanna couverte de diamants dans « Diamonds » ? L’avez-vous vu « twerker » dans « work » ? Pour arriver à danser comme ça, il faut avoir, comme on dirait aux Antilles, un « bonda » comme ça, et sur ce plan, Brigitte Macron ne peut rivaliser.
En même temps, ce n’est pas la peine de fantasmer, Riri ne vient pas à l’Elysée pour un bootyshake. Elle vient parler d’éducation. Et notamment du programme du Partenariat mondial pour l’Education et de sa propre fondation qui porte le nom de ses grands parents barbadiens. Et elle a d’autant plus de mérite qu’en matière d’éducation, Rihanna a plutôt été à l’école de la vie, puis à celle parfois violente du star-system américain. Tout s’est passé sur les réseaux sociaux et pour se faire inviter par le Président, Rihanna l’a tout simplement interpellé sur twitter. C’est ça les relations internationales 3.0. Et c’est plus simple que la gestion des réformes en France.
En même temps, en terme de com’, ça tombe bien : Rihanna devait venir à Paris pour booster la sortie du dernier film de Luc Besson, Valerian, dont on ne sait pas encore si c’est génial, ou bien - non pas une daube, car Besson ne fait pas de daube - mais raté.
En même temps, de toute façon, Rihanna, elle, y sera sublime, forcément sublime.



samedi 22 juillet 2017

Macron est-il atteint du syndrome topgun ?

J'ai toujours rêvé d'être un pilote de chasse

Il est clair que cela n’irait pas à tout le monde : La combinaison d’aviateur enfilé par le Président au cours de sa visite sur la base aérienne d’Istres.
On a cru un instant qu’il allait sauter dans un Rafale, s’installer aux commandes et décoller et l’on aurait découvert qu’entre ses cours de théâtre et ses cours à l’ENA, Emmanuel Macron avait aussi appris à piloter un avion.
Mais non, c’était seulement pour l’image, pour la preuve par l’image, pour montrer que - limogeage du Chef d’Etat Major ou pas - le Président était certes le chef des armées, mais proche de ses troupes, et surtout proche de la base, de ceux qui font la guerre, sur et au-dessus le terrain.
Ce sont des images auxquelles nous n’étions plus habitués depuis la nuit des temps de la Vème République, depuis le général De Gaulle. Mais lui c’était différent puisque l’uniforme qu’il revêtait était le sien. C’était surtout inattendu de la part d’un Président qui est le premier à appartenir aux générations post-suppression du service militaire, celles qui ont développé la frustration de ne pas avoir connu des moments aussi formateurs pour la virilité que la corvée de patates ou le crapahutage de nuit, en hiver, dans la neige, avec paquetage de combat dans les forêts autour de Baden-Baden ou Sarrebrück.
Pour l’opération « reconquête du coeur des soldats », où la cellule communication de l’Elysée est-elle donc aller chercher son inspiration ? Pas en France. Mais, regardez bien les photos du Président en tenue d’aviateur et ... Bon Dieu, mais c’est bien sûr ! Ou plutôt F.... ! comme on dit dans les films américains. C’est Bush en Irak, c’est Obama auprès des boys: C’est Tom Cruise dans Top Gun.
Après une campagne électorale 2.0 à la Obama, voici venu le temps de la communication « films de guerre américains ». Mais plus « Etoffe des héros » que «Full Metal Jacket » ou « Dunkerque » .
Et apparemment ça marche: Oublié le général de Villiers, tous les medias adorent le Président Macron en Tom Cruise.

mercredi 19 juillet 2017

Présidence Macron: Jusque là tout va bien. En même temps...

Révolution? En même temps, c'est Macron.

Jusque là tout va bien. En même temps, cela ne fait que 60 jours, 30 si l’on enlève la période électorale des deux tours des législatives.
Macron a démontré qu’il avait l’étoffe d’un Président, malgré son jeune âge comme craignaient certains qui visiblement n’avaient pas étudié Le Cid et Pierre Corneille : « Je suis jeune il est vrai. Mais aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années. ». En même temps, le calendrier s’y prêtait : Remontée des Champs-Elysées, descente des Champs-Elysées, commémorations, sommets internationaux, G-5 , G-7 – G-20. G-20 ? Non, ce n’est pas votre supérette du coin, mais un sommet des grands de ce monde et le Président en fait partie.
Macron a dit et rappelé et montré qu’il était chef des armées. En même temps, ça jase, ça critique du côté de la « Grande muette ». Et le général de Villiers finit par démissionner. En même temps, à force de rappeler qu’on est le chef, n’est-ce pas l’aveu d’une crainte de ne pas l’être ?
Macron a écrit qu’il allait non pas réformer mais faire la Révolution.
Révolution ? Comme l’annonçait son livre d’avant campagne électorale ? En dehors du renouvellement de la classe politique, et notamment des députés, ce n’est pas encore la nuit du 4 août. Là aussi pour ceux qui auraient raté leurs cours d’Histoire, le 4 août 1789, c’est l’abolition des privilèges et des droits féodaux par l’Assemblée Constituante.
Notre République est directement issue de ce grand chamboule tout. En même temps, une fois réveillés après cette nuit de passions, les députés se rendirent compte que ce n’était pas aussi simple et in fine on abolit les seuls droits féodaux pesant sur les personnes. Pour la réforme foncière, il fallait repasser.
Macron a dit ce qu’il ferait et il fait ce qu’il a dit. En même temps, pour l’instant il n’y a que des esquisses de réformes. Qui partent un peu dans tous les sens. En même temps c’est l’été, le retour aux réalités n’est prévu que pour Septembre.


samedi 15 juillet 2017

Emmanuel Macron devrait apprendre à faire plus court.

Même ses ministres ne résistent pas aux longueurs du Président.

Les qualités de notre Président ne sont plus à démontrer.
Il parle anglais ( ça nous change !), il est intelligent et cultivé et cela s’entend dans ses discours.
Pourtant, on ne va pas se mentir, Emmanuel Macron n’est pas un tribun. Bien sûr, il a été coaché, pour poser sa voix, pour jouer ses textes et ses postures. Mais il lui manque ce petit plus, que possèdent un Jean-Luc Mélenchon ou un Jean-Marie Le Pen, et qui vous permet d’emporter une foule. Au risque de tomber dans la démagogie.
Ce n’est pas un risque qui menace le Président. Certes, Emmanuel Macron est un bon orateur, excellent dans les débats et face aux contradicteurs. Mais il fait plus, prof, conférencier à Sciences Po que Napoléon au Pont d’Arcole. Il n’emballe pas.
Prenez son discours aux militaires. Au début, c’est bien, on comprend tout : Il dit : « Je suis votre chef et personne ne doit moufter dans les rangs ». Clair et net.
Ensuite on comprend moins bien. « Je réduis votre budget, cette année de 850 millions, et c’est normal, car tous les ministères doivent se serrer la ceinture. Mais je n’ai qu’une parole et donc je tiendrai ma promesse d’augmenter le budget de la défense à 2 % du PIB ». On est un peu perdu : Ça baisse ou ça monte ?
Et puis ensuite, le Président parle du beau métier de militaire, des valeurs de notre pays, il s’envole et nous, on s’endort ... Comme lors de son discours à la nation devant le Congrès à Versailles prévu pour durer une heure et qui déborda à 1 h 45.
N’y a-t-il personne à l’Elysée pour lui murmurer à l’oreille : Ok, Jupiter, prend de la hauteur. Mais à force d’être stratosphérique, les gens restés sur le plancher des vaches risquent de ne plus te suivre. Peut-être devrait-on aussi lui dire qu’il fasse plus court. Savoir faire court : La clef de toute communication efficace.
Au fait, au temps des anciens romains, le Dieu de l’éloquence n’était pas Jupiter, mais Mercure. Ceci explique sans doute cela.




jeudi 13 juillet 2017

J.O 2024 . Expo 2025 : Paris et le désert français.

Paris a-t-elle vraiment besoin des JO pour être attractive ? 

Paris aura les Jeux. Paris a gagné. Contre ? Contre personne. Car aucune autre ville n’était candidate, à part L.A. Les habitants de Budapest ou Hambourg avaient répondu: Non merci ! Les JO semblent porter la poisse aux villes organisatrices: Athènes ou Rio, tristes précédents avec endettement et explosion des budgets.
On nous dit que Paris 2024 (ou 2028, seul petit doute) ce sera différent. On peut en douter quand on voit notre dette et notre déficit budgétaire.
On nous dit que Paris 2024 boostera l’attractivité de notre capitale. Mais est-ce nécessaire quand on a déjà la Tour Eiffel et Notre-Dame ? L’enjeu n’est pas plus de touristes mais « mieux » de touristes, qu’ils restent plus longtemps, dépensent plus et sur tout le territoire.
Et puis pourquoi encore et toujours Paris ? Cela fait 70 ans que l’on dénonce Paris et le désert français *. La concentration de nos richesses à Paris et sa région a conduit à la naissance d’une hypercapitale où tout est plus cher. Nous l’acceptons avec une sorte de fatalisme historique « parce que c’est la capitale ». L’Etat continue à surinvestir à Paris et les conditions de vie continuent à y être de plus en plus difficiles. Les infrastructures peinent à suivre. RER à bout de souffle. Manque de transports banlieues banlieues. Même les aéroports : Il suffit d’y voir la pagaille pour ces départs en vacances.
Il faudrait décentraliser, conforter d’autres métropoles. On aurait pu proposer Marseille 2024, avec une organisation régionale, associant le grand Sud-Est. Pour l’Exposition Universelle 2025, on aurait pu choisir Toulouse ou Strasbourg. Non, c’est Saclay, c’est-à-dire Paris qui est proposée.
En 1992, l’Espagne avait choisi Barcelone pour les Jeux Olympiques, Séville pour l’Expo Universelle. Permettant de restructurer et de booster ces deux villes. Et cela a marché: Comparez aujourd’hui l’image de Barcelone à celle de Marseille. Y’a pas photo. Et c’est bien dommage. Cela devrait être le contraire.  



* Paris et le désert français du géographe Jean-François Gravier, publié en 1947

dimanche 9 juillet 2017

Insoumis de Mélenchon: A Caracas, les gens ne vous disent pas merci !

A Caracas les gens aimeraient bien pouvoir révoquer le Président

« Le chemin qui est pris est celui du coup de force » :
Il y a bien un pays où cette dénonciation de Jean-Luc Mélenchon prend tout son sens. Un pays où l’Assemblée est attaquée par des bandes au service du pouvoir, où le Président refuse tout référendum révocatoire, où les opposants paient de leurs vies, par dizaines, leur volonté de ne pas se soumettre. Ce pays c’est le Vénézuela.
Jean-Luc Mélenchon - qui apparemment a été bouleversifié par ses voyages dans ce pays d’Amérique Latine - revolución-cumbia-mojito - y voyait un exemple, la troisième voie, anticapitaliste, socialiste, celle qu’il nous propose également pour la France.
Mais en fait de 3 ème voie, les gouvernements d’Hugo Chavez d’abord, Nicolas Maduro aujourd’hui ont déconstruit tout ce qui avait fait du Vénézuela un des pays les plus riches d’Amérique Latine, l’un des plus démocratiques aussi, malgré les inégalités, malgré la corruption. Du temps des dictatures en Argentine, au Brésil, au Chili, Caracas était le refuge de beaucoup d’exilés politiques.
Aujourd’hui, c’est le mouvement inverse: Les richesses nationales, le pétrole, ont été dilapidées avec démagogie et aveuglement idéologique. Les caisses sont vides mais la répression fait le plein. Et « les gens » pour reprendre les mots de Jean-Luc Mélenchon votent avec leurs pieds. Les cadres de l’industrie pétrolière nationale sont partis, les classes moyennes tentent d’émigrer. Quant aux plus pauvres, ils sont des milliers tous les jours à passer par les postes frontières de Colombie, comme à Cúcuta, pour essayer d’y vendre, qui une chaine en or, qui ses cheveux, qui son corps, contre des médicaments, du papier toilette, du riz.
Que Mélenchon ne reconnaisse même pas qu’il s’est trompé et que ces gouvernements révolutionnaires ne sont que tromperies, cela insulte les gens qui là-bas au Venezuela paient de leurs vies, le fait d’être insoumis.


dimanche 25 juin 2017

Boxer pour les JO: Macron en fait-il trop ?

Rocky Macron: Le Président est-il too much ? 

Nous l’avons tous vu, d’ailleurs c’était fait pour: Emmanuel Macron tombant la veste pour défendre les Jeux Olympiques à Paris en 2024, entouré de la crème du sport français, sur la Seine.
Franchement le Président ne s’est pas mouillé. Car on voit mal comment Paris n’aurait pas les JO. Toutes les villes candidates ont déclaré forfait, les JO semblant porter malheur, regardez Athènes ou Rio.
Les habitants de Rome, Hambourg, Budapest ou Tokyo n’en ont pas voulu : Trop cher. Il ne reste plus que 2 villes candidates qui auront, si ce n’est 2024, de toute façon 2028.
Il n’empêche: Après Macron poigne de fer face à Trump, Macron l’européen, Macron l’écolo, voilà Rocky Macron, le Président qui boxe pour la France.
Ce n’est pas faire injure à François Hollande que de dire qu’on l’imaginait mal piquer un cent mètres. Sauf en scooter.
Avec le nouveau Président, on sent des années de fitness. Avec pratique de la boxe, très en vogue chez nos nouvelles élites, Premier ministre compris. Mais une boxe chic. Comme à l’Usine - pas celle des emboutisseurs de tôles de GM&S dans la Creuse qui sauront dans une semaine si leur avenir rime avec Pole-Emploi - mais l’Usine, ce « club de sport chic et exclusif, alliant performance et design » dont le prix de l’abonnement frise les minima sociaux.
Bien sûr le Président ne risquait pas de prendre des coups. Son sparring partner avait été briefé: Vous imaginez s’il lui avait décroché une mandale? Les agents de sécurité l’auraient abattu sur place. Reconnaissons que Macron a montré de la réactivité et une bonne esquive.
Comme il le fait d’ailleurs sur le plan politique et social. Mais là le combat n’a pas encore commencé. Il faudra au Président un très bon jeu de jambes et beaucoup de souplesse pour ne pas se prendre quelques crochets du gauche avec les prochaines échéances: Loi travail ou réforme de la fiscalité.
Et il pourra chanter comme Claude Nougaro : Boxe, boxe, boxe.


jeudi 22 juin 2017

Un gouvernement pesé au trébuchet: Késako ?

 
Un gouvernement pesé au trébuchet: Est-ce le bon qualificatif pour un gouvernement ?
Mais qui a lancé l’expression: Un gouvernement au trébuchet, ou pesé au trébuchet ? L’expression est vite devenue virale, sans doute pour combler un vide, pendant deux jours, les journalistes politiques n’ayant aucune info sur qui allait remplacer les Ferrand, Goulart, Sarnez, Bayrou. Pas la moindre piste, le moindre nom à lancer en pâture au public, pas le moindre « de source bien informé ». Et quand on a aucun biscuit pour meubler le fil tout-info, on en arrive à dire des bêtises, comme cette question posée même par des journalistes femmes: Mais comment le Président et le Premier Ministre vont-ils faire pour respecter la parité, pour trouver des femmes ? Incroyable qu’en 2017, on en soit encore à se poser cette question. Il suffit de regarder la société civile ou la société tout court pour voir que des femmes compétentes il y en a partout et à foison et ce n’est pas parce que nous journalistes, n’avons pas leurs 06 qu’elles n’existent pas.
La preuve: Parly, Loiseau, Belloubet, trois nouvelles ministres dont les carrières brillantissimes parlent d’elles-mêmes. La directrice de l’ENA, une juriste membre du Conseil Constitutionnel, une ancienne directrice de la SNCF, nous les avions sous les yeux, mais visiblement notre conditionnement machiste nous rendait aveugles.
Nous, mais pas Emmanuel Macron qui a donc réussi une nouvelle fois à constituer un gouvernement équilibré paritaire, au trébuchet.
Le trébuchet ? C’est une balance de précision. Mais cette balance sert surtout à mesurer le poids des pièces de monnaie. L’expression sent bon l’argent, la finance, plus que la parité et la justice. Et puis, le trébuchet est aussi une machine de guerre, une sorte de catapulte qui servait à démolir les murailles des châteaux. Ou encore un piège à oiseaux.
Pas sûr alors que un gouvernement au trébuchet soit une expression très heureuse. 

mardi 20 juin 2017

Macron à Ferrand: You are fired !

Où l'on découvre qu'Emmanuel Macron est tout, sauf un gentil...

Malin le lynx Macron. Il y avait comme un caillou dans la chaussure des marcheurs, avec l’affaire, qui n’est pas une affaire mais qui pourrait quand même en être une, de Richard Ferrand et du patrimoine immobilier de son ex-compagne.
Et là, sans psychodrame, sans perdre la face, après la réélection de Richard Ferrand, tout en annonçant un remaniement ministériel « technique », c’est la sortie par le haut: Ferrand est « promu » à une nouvelle mission, pour laquelle d’ailleurs il est taillé, lui le maître des territoires, à l’Assemblée nationale. C’est rive gauche à Paris, et entre lui et l’Elysée désormais, coule la Seine, donc en cas d’avis de tempête, le souffle du vent des affaires ne devrait pas atteindre le Président.
Alors évidemment les journalistes sont stupéfaits. Pas de fuite(s) dans la presse. Ca nous change. Sous Sarkozy et Hollande, ce n’était plus « gorge profonde », mais plutôt « open bar » dans tous les ministères. Là, le contraste est saisissant. Alors qu’on le croyait « geek », génération Y – vous savez celle qui tweete ou fait des selfies à tout va – le nouveau Président est non seulement le maître des horloges mais aussi le maître de la parole. Quand tout communique autour de vous, maîtriser sa communication est une règle d’or. Si l’on met le doigt dans l’engrenage de la dictature des nouveaux medias, on perd très vite le contrôle, par le phénomène dit de : L’arroseur arrosé.
L’Elysée aujourd’hui c’est la grande muette. Personne ne moufte. On commence à découvrir, que derrière son aspect jeune et souriant, le nouveau Président ne plaisante pas. Il est sans état d’âme et quand il faut virer quelqu’un, il le vire. On commence à le comprendre jusqu’à la frontière espagnole, du côté de Pau. Mais Macron est plus main de fer dans un gant de velours que l’inverse. Il n’hurle pas, en tout cas pas devant les caméras de la téléréalité : « You are fired ! », vous êtes viré !
Et ce n’est pas là sans doute sa moindre différence avec Donald Trump,

lundi 19 juin 2017

Et maintenant: Home staging par l’Elysée ?

Et maintenant au travail: On va savoir à quoi vont ressembler les réformes du nouveau pouvoir 

Ça y est: On a voté. Du moins, celles et ceux qui ont renoncé non pas à la pêche, mais à la baignade ou la plage pour accomplir leur devoir de citoyen. Dis comme ça, cela parait prétentieux et pourtant il s’agit vraiment d’un devoir, parce que c’est un droit que beaucoup de pays nous envient, encore.
Alors honte aux plus de 50 % qui ne se sont pas déplacés. Même si vous n’aviez pas envie d’être En Marche, un bulletin blanc glissé dans l’urne, c’est un petit geste pour l’homme mais un grand pas pour le citoyen !
Maintenant place aux réformes, à la modernisation, à la rénovation. Dont on ne sait finalement pas grand-chose.
Va-t-on tout casser dans la maison France ? C’est ce que dénoncent les France deboutistes ou les France LePenistes.
Ou bien va-t-on dégager les volumes, enlever les moquettes vieillottes, moderniser la cuisine. Bref, Macron va-t-il faire du «Home staging», comme dans «Maisons à vendre», l’émission de Stéphane Plaza.
Dans l’émission, au début, le bien présenté est à hurler. 40 ans de souvenirs entassés sur la commode de grand-mère, une cuisine qu’on ne savait même pas que ça pouvait encore exister, une salle de bains ou salle d’eau ( attention, ce n’est pas la même chose, ça dépend de baignoire ou pas ) dans « leurs jus », c’est-à-dire inchangées depuis le siècle dernier. Plaza arrive avec sa décoratrice, et hop ! on dégage les volumes, la commode est repeinte et customisée pour 6 euros 50, quelques accessoires achetées pour 12 euros pièce: c’est cela le home staging . Avec bien sûr dans la salle de bains, la fameuse double vasque, fantasme de Stéphane Plaza. Du coup, c’est l’effet waou !, et la maison est vendue en une après-midi. Car les visiteurs peuvent s’y « projeter ».
Nous allons très vite savoir si nous aussi, nous pourrons nous « projeter » dans la France d’En Marche, si nous aussi, nous aurons droit à un notre effet « waou »  et à notre «double vasque»!  Sinon...


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