Paperblog

mardi 24 avril 2018

En exclu: Le prénom du #royalbaby

Le prénom du #royalbaby est...
 C’est une exclu. 
Le premier prénom du #royalbaby. L’enfant numéro 3 de William et Kate, merveilleuse Kate, rayonnante de fraîcheur dans sa robe rouge, 8 heures seulement après avoir accouché d’un bébé de 3 kilos 8 sans péridurale. Après ça, Mesdames ne venez pas nous expliquer qu’accoucher c’est pénible, qu’il vous faut un congé maternité. On vous répondra désormais : Fais comme Kate. Au boulot !
Pour en revenir aux prénoms, le #royalbaby n’en aura pas qu’1 mais au moins 3. 
Comme son frère aîné George, qui s’appelle également Alexander Louis. Ou comme sa sœur Charlotte, qui s’appelle également Elizabeth, Diana, nom de l’arrière grand-mère, la reine et de la grand-mère, Lady Di, of course. 
Donc, parmi ses prénoms il y aura Philip, forcément, comme le Duc d’Edimbourg: Il faut bien récompenser le type qui depuis 70 ans marche toujours un pas derrière son épouse. Et Charles, le grand-père, dont il faut bien récompenser la royale patience, être Prince héritier à bientôt 70 ans, ça fait pas très sérieux. Dommage pour lui qu’Elisabeth 2 ne soit pas comme Juan-Carlos d’Espagne, qui lui a abdiqué en faveur de son fils Felipe, pas encore 50 ans. 
Mais alors son premier prénom ? 
Harry, c’est déjà pris, dommage parce que Harry Potter ( 500 millions d’exemplaires vendus et 8 films à succès).
Richard, a été déjà pas mal galvaudé par Shakespeare il y a 400 ans. C’est un prince moche et bossu, jaloux de son frère aîné, le roi Edouard, qui lui gouverne avec bonheur. « J'ai bien l'intention de prouver que je suis un méchant », déclare-t-il. Pas terrible donc pour un royal cadet.
Du côté de la République En Marche, on parie sur Emmanuel ( si , si !). Ce serait un hommage aux racines anglaises de notre Président, puisqu’on le sait désormais l’arrière-grand-père d’Emmanuel Macron, était un soldat britannique de la Première guerre mondiale, George William Robertson. 
Manu de Windsor, ça aurait de la gueule non ? Réponse sous 24 heures, les paris restent ouverts. 

dimanche 22 avril 2018

Universités : Non à la sélection !

Et pendant ce temps-là, des millions de chinois passent le gaokao  

Les étudiants, non pardon, ceux qui dans les universités occupent et manifestent contre la sélection, ont bien raison. 
Y’en a marre de ce système où tous ceux qui ont envie de faire STAPS (Prof de sports) ne peuvent pas le faire. Allez 100 000 profs de sports, ça rendra les français plus sportifs. 
Et pourquoi faudrait-il sélectionner celles et ceux qui veulent faire médecine (D’ailleurs, à force de tellement sélectionner il n’y a plus de médecins, et là - sorry Ciotti -, on va être obligés d’importer des médecins étrangers, peut-être même musulmans, vous imaginez des barbus avec des scalpels ?). 
Et pourquoi les écoles d’ingénieurs devraient-elles être réservées aux bons en maths. On le sait bien : Savoir égale pouvoir. Les classes dirigeantes ne veulent pas lâcher leurs avantages et ils nous font croire qu’une opération de microchirurgie, ça serait plus compliquée que conduire un train. 
Et pourquoi la sélection pour conduire des trains ? Et pourquoi des examens pour piloter des avions ? Pour exclure les minorités ? 
Les élites conditionnent les masses populaires en leur faisant croire qu’il faut travailler pour réussir. Eh ! bien, non il est temps de faire comprendre qu’un autre possible est possible. Et puis, ni Dieu, ni maître ! Brulons les diplômes comme l’avaient fait dans les années 1950, les pionniers juifs venus d’Egypte pour développer des Kibboutz en Israël, dans des communautés sans argent, sans propriété privée, où les enfants étaient élevés de manière communautaire, où tout le monde se tapait la plonge, ou le service au restaurant communautaire, où tout était décidé en assemblée participative. 
Sus à la sélection piège à cons. 20 sur 20 à tout le monde. 
Comme ça dans 4 à 5 ans, ce sont les gosses de riches, les fils de profs, celles et ceux qui pourront faire jouer le réseau de leurs parents, qui réussiront. 
Il faut sans doute relire Karl Marx, la lutte des classes, la dictature du prolétariat et tout ça, mais alors avec des lunettes chinoises, la Chine d’aujourd’hui celle où la sélection, par la redoutable épreuve du gaokao,fait passer nos examens et notre sélection à l’entrée de l’université pour un chemin semé de roses. 

samedi 21 avril 2018

Droit du sol, droit du sang : Erreur au-delà de la Manche, vérité en de ça ?

Des milliers d'immigrés antillais installés depuis des dizaines d'années deviennent apatrides !
Depuis quelques semaines, la Grande-Bretagne est secouée par un nouveau scandale qui éclabousse Theresa May et le parti conservateur. Non pas les dernières révélations des demi-frères et sœurs de Meghan Marckle. Furieux de n’être pas invités au Royal Wedding qui aura lieu le 19 mai, ils se répandent dans la presse people. Non. Il s’agit de l’affaire Windrush.
Vous n’en n’avez pas entendu parler ? Normal. Beaucoup de britanniques non plus, pendant longtemps, y compris les premières personnes concernées, les immigrants antillais « importés » en Grande-Bretagne sur le bateau « Windrush » en 1948 pour aider à la reconstruction du pays. Entre 1948 et 1973, ils seront 550 000 à venir des Antilles Britanniques. Ils sont la « génération Windrush».
Et c’est là où la subtilité du droit anglais en matière de nationalité intervient. Oui au temps de l’Empire, les anglais se considéraient (se considèrent ?) comme une « happy breed of men » une sorte de race, née pour dominer le monde. Et ils avaient pris soin de faire le distinguo entre citoyens britanniques et sujets britanniques et toute une série de sujets de seconde classe pour régir les territoires britanniques d'outre-mer et des ex-colonies. 
Lorsqu’en 2012, Theresa May, alors ministre de l’intérieur, durcit les conditions des contrôles de nationalité et d’immigration, des dizaines de milliers de la « génération Windrush » se retrouve sans statut. Ceux qui n’avaient pas fait régulariser leurs papiers - en Grande-Bretagne il n’y a pas de carte d’identité - sont menacés d’expulsion vers des pays d’origine qu’ils ne connaissent pas. Et l’on découvre même qu’une partie de leurs dossiers ont été tout simplement détruits. 
Ça fait tâche alors que se réunit à Londres le sommet du Commonwealth autour de la reine Elisabeth qui fête ses 92 ans. 
Le scandale « Windrush » devrait faire réfléchir toutes celles et ceux qui, en France, ne rêvent que de « suppression du droit du sol ». Ces tripatouillages risqueraient de créer aussi chez nous des situations inextricables avec l’instauration de citoyennetés à plusieurs vitesses. A l’instar de ce qui arrive Outre-Manche. Et qui ne semble pas avoir réglé les problèmes de sécurité. La Grande-Bretagne ne semble pas moins exposée que nous aux menaces du terrorisme islamique. 
Et puis il faudrait arrêter de nous mentir : Le droit du sol automatique n’existe pas en France. Il ne suffit pas de naître en France pour être français. Il faut à 18 ans, habiter en France, et y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. 
Combien de fois faudra-t-il le répéter pour détruire cette fake newsau sujet du soit-disant droit du sol généreux français ? 
Nous ne sommes pas Outre-Atlantique, où quelques soient les rodomontades de Donald Trump, toute personne née aux États-Unis est citoyenne américaine même si ses parents sont étrangers. Ça c’est le vrai droit du sol. Et c’est même le XIV ème amendement de la Constitution.



lundi 16 avril 2018

Hier soir : Règlement de comptes à OK Chaillot.

Emmanuel Macron, invité de "Des racines et des Ailes" ? 
Finalement, nous n’avons pas été déçus. De ne pas regarder hier soir la totalité de l’interview, non pardon du match de boxe entre Macron – Plenel – Bourdin. Boxe ? Même pas, car la boxe est pratiquée avec des règles précises, gants, arbitre, on l’appelle le « noble art ». Hier soir ce n’était même pas de la savate française, peut-être un combat de chiens, genre roquets. Nous étions toujours à l’école primaire de Berd’huis dans l’Orne, mais dans la cour de récréation avec nos confrères en sales gosses qui jouent à qui pisse le plus loin, les cutters n’étaient pas loin. 2 heures 40 de bouillie, dont heureusement, il est possible de lire un peu partout les 5 à 6 moments principaux, les 2 ou 3 annonces : Merci à celles et ceux dans les rédactions à qui est incombé le devoir d’en faire la synthèse.
Et puis, ce décor : On sait : La France est un beau pays, Paris est magique, notre patrimoine fait l’admiration du monde entier, mais ne peut-on pas faire plus simple ? Certes le Palais de Chaillot c’était nouveau, peut-être est-ce cela le nouveau monde. On est passé des ors de l’Elysée ou de Versailles, au style années 30 (1930). Avec la Tour Eiffel scintillante en fond, ce qui était assez perturbant… par moment on se croyait plus dans « Des Racines et des Ailes » que dans une interview politique. 
Finalement la principale info, c’est qu’Emmanuel Macron est intelligent. Qu’il est un excellent débatteur, qu’il connaît tous ses dossiers sans notes, qu’il a réponse à tout, on aurait même pu lui demander le prix du lait ou d’un aller-retour Paris-Lyon avec une carte jeune en heures pleines. Mais ça on le savait déjà. 
En revanche, par exemple, que l’on soit plutôt pour ou contre les frappes représailles sur la Syrie, on aurait aimé que nos coqs, pardon nos 2 confrères, demandent au Président quelles preuves il avait de la responsabilité du dictateur Assad dans la dernière attaque chimique. Il les a certainement. Mais lesquelles ? Une fiole de sucre comme Colin Powell devant l’ONU en 2003 pour justifier l’intervention en Irak ? 
C’est là où on mesure ce qui nous sépare – encore- de la presse anglo-saxonne, non courtisane face au pouvoir et pugnace dans ses questions. Apparemment nous continuons à confondre pugnacité et agressivité. 

dimanche 15 avril 2018

Vous faîtes quoi ce soir dimanche à 20 h35 ?

Un débat annoncé comme un match de foot !
Difficile d’y échapper : Emmanuel Macron va répondre aux questions de - roulement de tambours - Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel. 
Pour beaucoup, ces deux journalistes sont des têtes de gondole. Donc l’émission de ce soir va marcher. 
Il faut dire aussi que les intéressés ont mis les moyens, et que l’émission est vendue avec autant de subtilités qu’une finale de Champions League.
Jérôme Revon à la réalisation, c’est-à-dire la crème des réalisateurs télé, tout cela au restaurant du Palais de Chaillot, 7 mètres de hauteur sous plafond, 200 projecteurs. 8 caméras, une grue. Waou ! On est loin de la salle d’école primaire de chez Pernaut.  
Les équipes, pardon, les protagonistes :
Bourdin ? Longtemps on lui a fait la réputation d’être un peu bourrin (Bourdin-bourrin), il a fait du parler vrai, de – je donne la parole aux vraies gens – son fond de commerce et ça marche. Cela pouvait porter à rire, et à la caricature comme souvent le matin avec Canteloup sur Europe 1, mais depuis qu’on voit et entend plus souvent son épouse, Anne Nivat, une vraie reporter, on se dit ; Bourdin c’est une posture, il est moins beauf qu’il n’en veut en donner l’impression. 
Edwy Plenel. Là, bien sûr, on ne peut plus rien dire. Pour beaucoup, il est le symbole du journaliste indépendant, courageux, l’honneur de la profession, Mediapart. A demi-mot, quand on connaît la manière dictatoriale avec laquelle il avait géré ses équipes au Monde, on a des doutes, mais on n’ose plus les exprimer. Tant de connivences, tant d’ambiguïtés, c’est ça le modèle du journaliste ? On pense aux vrais reporters, ceux qui vont sur le terrain, parfois au péril de leurs vies, pour « rapporter » ce qui se passe. Et on se dit que décidément ce métier de journaliste, c’est deux poids, deux mesures...
Le décor est planté, mais pour apprendre quoi ? 
Qu’Emmanuel Macron est intelligent ? Qu’il a une gueule de premier de la classe. Qu’il n’est jamais meilleur que dans des débats avec des contradicteurs ? A moins d’être anti-Macron primaire, ça on le sait déjà.  Le score de ces 2 heures de ce soir ? Au minimum 0 – 0, mais sans doute 2-0 pour Macron contre cet attelage improbable Bourdin- Plenel. 
De toute façon, il suffira de regarder les innombrables extraits des meilleurs moments pour savoir si des annonces importantes ont été faites. Ce qui seraient surprenant. 
Et plutôt que de perdre 2 heures, pourquoi ne pas se perdre en Terres inconnues, sur France 2, dans les Cévennes, pour découvrir que l’inconnu commence à nos portes en Ardèche, en Lozère. 
Ou bien voir et revoir « Vol au-dessus d’un nid de coucou » sur Arte. Et là en matière de jeu d’acteurs, peut-on faire mieux ? 

samedi 14 avril 2018

Au moment où Facebook est sur la sellette, l’Europe applique la protection des données personnelles.

Zuckerberg fait amende honorable. Peut-on y croire ? 

Le 25 mai prochain entre en vigueur le nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles, le RGPD. Vous vous dîtes : Encore un règlement européen. Encore un diktat de Bruxelles. Y’en a marre de toutes ces réglementations. 
Mais en même temps, vous voyez à la télé, Mark Zuckerberg PDG de Facebook, venir, avec une mine d’enfant pris le doigt dans le pot de confitures, demander pardon pour ses fautes au Sénat américain. « Facebook a pêché, pardon, nous ne recommencerons plus, pardon d’avoir utilisé les données personnelles de dizaines de millions de nos adhérents ».
Seulement voilà, Facebook avec plus de 4 milliards de personnes est un Etat dans l’Etat, plus encore, et avec les autres monstres qui forment les GAFA (Google Amazon Facebook Apple), ils sont plus puissants que n’importe quel Etat. 
Et certains aux Etats-Unis commencent à parler de régulation. Et ils regardent du côté de l’Europe. Eh ! oui, car mine de rien, péniblement, en prenant le temps, l’Union Européenne à 27 (28), a adopté les premières mesures de protection du citoyen face à l’utilisation de ses données personnelles. A partir du 25 mai, toute entreprise, toute société qui a par exemple un fichier client devra vous demander l’autorisation d’utiliser vos données, vos coordonnées, et d’expliquer à quoi elles vont lui servir. De plus vous aurez le droit en permanence de demander des comptes si vous constatez que vos données ont été utilisées sans votre accord. Et pour les sociétés qui ne joueraient pas la transparence, les sanctions prévues seront très lourdes. Evidemment, il y a toujours des esprits chagrins qui dénoncent de nouvelles contraintes pour les petites sociétés. Mais de l’autre c’est une première. Un premier stop à Big brother. Et c’est une décision de l’Europe. 
Franchement, pensez-vous que la France toute seule aurait pu imposer cette réglementation ? Ou l’Italie ? Ou le Luxembourg ? Alors que unis, nous comptons. Nous sommes même la première puissance économique et commerciale du monde. Ensemble nous pouvons défendre nos intérêts. Et ce qui est vrai face à Facebook, peut l’être aussi pour régler des questions aussi importantes que les technologies de demain, les énergies de demain, l’agriculture, la pêche de demain, le réchauffement climatique, l’immigration, l’accueil de réfugiés chassés par les guerres ou les calamités naturelles. 
Et à ceux qui pensent que le repli sur nos frontières est la meilleure des défenses, répondez-leur :  Ligne Maginot en 1940

lundi 9 avril 2018

Brésil, Lula : La lutte contre la corruption doit-elle avoir des limites ?

Sergio Moro: Traquer la corruption même si cela fait chuter des idoles politiques .  
Jusqu’où doit aller l’exigence de transparence démocratique ? C’est une question qui se pose chez nous, mais aussi par exemple au Brésil avec l’emprisonnement pour corruption de l’ancien Président Lula.
Bien sûr, ses partisans au Brésil, comme en France ( dans des milieux dits de gauche, les mêmes souvent qui trouvent des vertus révolutionnaires au Président Maduro au Vénézuela ) crient au complot. Et c’est vrai que beaucoup de brésiliens sont nostalgiques de ses 10 ans de Présidence où l’ancien syndicaliste, charismatique, avait su faire sortir de la pauvreté des millions de familles.
Pourtant les « petits juges » brésiliens sont indépendants. Ils sont même un des symboles de la –jeune- démocratie brésilienne. Depuis 2014, derrière Sergio Moro, juge à Curitiba, ils mènent l’opération « lava jato » - lavage express-. Cette lutte anticorruption n’hésite pas à mettre en examen, faire condamner des industriels, des hommes politiques, de droite, de gauche, des ministres, jusqu’à l’emprisonnement depuis hier de l’ancien Président Lula.
Or, la corruption, le clientélisme sont sans doute les principaux freins au formidable développement du Brésil. Cela a été mis en évidence notamment à l’occasion des chantiers pour la Coupe du monde et les JO. Et ce qui est nouveau c’est qu’aujourd’hui, la population ne l’accepte plus.
Les juges brésiliens sont le pendant tropical des juges italiens de l’opération « mani pulite » - main propre - qui avait nettoyé la classe politique italienne dans les années 1990. Ou de ceux qui en France n’hésitent pas à enquêter sur des hommes politiques, y compris d’anciens Présidents…
Avec peut-être c’est vrai les mêmes conséquences qu’en Italie : Provoquer la disparition de partis historiques et laisser ainsi la place aux démagos et populistes de tous bords.

Si Lula est éliminé du jeu politique, les possibles vainqueurs des prochaines élections présidentielles de Novembre pourraient être un ancien capitaine d’artillerie, sorte de Le Pen brésilien, ou une écolo membre de l’église évangélique. La démocratie brésilienne y aura-t-elle gagné ? Ou est-ce le prix à payer pour une démocratie propre ? A cela le juge Moro répond : « En démocratie, les gens doivent savoir ce que leurs responsables font, même quand ils tentent d’agir dans l’ombre ».

dimanche 8 avril 2018

Chaines info, terrorisme en Allemagne : Errare humanum est, perseverare diabolicum.


Sur Cnews vers 17 heures, c’est la piste terroriste !
Décidément nos media n’apprennent pas de leurs erreurs. Mais le plus diabolique est qu’ils persistent dans l’erreur. Ils ne peuvent résister à l’attraction du « breaking news », à la joie malsaine de l’attaque terroriste, à la répétition en boucle d’approximations, aux logorrhées d’experts auto-proclamés qui jouent avec nos peurs et cultivent nos angoisses. Et donc hier en milieu d’après-midi c’était parti : Nouvelle attaque terroriste en Allemagne. Et immédiatement le piège se refermait sur nous : Dans la demi-heure, nous avions droit à :
- La voiture-bélier est le modus operandi préconisé par Daesh.
- Si l’Allemagne est la cible c’est parce qu’elle a accueilli 1 million et demi de réfugiés.
- Que les loups solitaires ne sont pas si solitaires que ça.
- Que la taqqîya, la dissimulation rend de plus en plus difficile la prévention du passage à l’acte, etc….
Et puis, progressivement alors que la piste terroriste s’éloignait, que la police allemande appelait à la prudence, il fallait voir les mines déconfites des rédactions qui s’étaient préparées pour plusieurs heures de directs anxiogènes.
Finalement, le responsable est un amok, un déséquilibré lancé dans une dérive meurtrière et suicidaire, plus à rapprocher hélas du copilote du vol Germanwings qui en mars 2015 écrasa volontairement son avion avec 150 personnes à bord sur une montagne des Alpes de Haute-Provence. 
Horrible à écrire, mais heureusement qu’il n’était pas d’origine étrangère, ou qu’il ne venait pas de manger un kebab car qu’est-ce qu’on n’aurait pas conclu !
Le plus triste, le plus inquiétant est que malheureusement le terrorisme islamique n’a fini de nous frapper ou de tenter de nous frapper. Et de tels dérapages de nos media n’arrangent pas les choses. Ils contribuent à entretenir chez certains, jeunes et moins jeunes et pas forcément « d’origine étrangère », une fascination morbide pour cette idéologie mortifère qui hait notre société et ses valeurs.
Alors hier soir, et dans l’attente du prochain édito de Zemmour qui nous expliquera que de toute façon c’est la faute à Merkel et que cela ne se serait pas passé au temps de Chateaubriand, il ne nous restait plus qu’à regarder la chaîne franco-allemande ARTE. Et d’être captivé par un improbable documentaire sur Confucius.
Et c’était passionnant, car l’on sait bien que mieux comprendre la Chine c’est comprendre l’avenir du monde, notre avenir. Et cela permettait de conclure cet après-midi calamiteux pour le métier de journaliste avec une des innombrables maximes du philosophe chinois dont on va fêter le 2569 ème anniversaire en septembre prochain : « L'homme sage apprend de ses erreurs, l'homme plus sage encore apprend des erreurs des autres. ». Du coup on se sentait plus sage.

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